Mini test du Squirt et du OWL full TPU

Mini test du Squirt et du OWL full TPU

Rédigé le 16/07/2019
fgiacomaggi

Voici un test en situation réelle de la star des cinewhoop : le Squirt. En effet, dans le court métrage du centenaire de Citroën, il avait le premier rôle. C’est effectivement la machine cinématique par excellence. Sécurisée, elle permet les gros plans d’acteurs sans danger. Son carénage aurait également une fonction d’augmentation de la poussée. Pourtant, le Squirt s’avère parfois inadapté alors que dans certaines situations, il est juste parfait. Quant au OWL, c’est un châssis qui a plusieurs années et a qui a connu plusieurs itérations dans différents matériaux, du carbone au TPU.

Un montage relativement difficile

Tout n’est pas prévu pour simplifier le montage. Par exemple les ducts gênent le passage des fils moteurs, du moins aucun tunnel n’est prévu pour un câblage propre. Certainement pour ne pas perturber l’effet des ducts.

Et 11 heures d’impression en PLA

Seules 4 de ces 5 pièces sont nécessaires. Je vous conseille le support caméra en deux parties.

Si vous les achetez pas, les impressions sont disponibles dans le commerce. Jai fait imprimer les pièces par J et ce ne fut pas une sinécure pour lui. En 11 heures, le risque de bugs est plus élevé. Nous avons choisi le PLA au détriment du TPU, bien plus lourd. N’oublions pas que :

le Squirt pèse trèèèès lourd

Un 3 pouces ( ou presque car les hélices sont coupées ) qui doit soulever 510 grammes avec la Gopro 7 et la lipo incluses, c’est vraiment beaucoup. J’ai donc opté pour les meilleurs 1407 que je connaisse : les Tornado 3600 kv.

Des hélices trois pouces raccourcies

Pour bien exploiter les ducts, le bout des pâles doit être au plus proche de la surface des entonnoirs. Des trois pouces non coupées n’entrent pas, il faut les raccourcir.

Comportement en vol

Cette machine est parfaite en cinématique indoor. En extérieur, elle est aussi très bien tant qu’il n’y a pas du tout de vent et qu’on reste sur des vols stables, sans figures ni Split S. Le Squirt est donc une machine purement cinématique, il ne faut pas lui demander autre chose. Les ducts sont très probablement responsables de cet état de fait.

Lipo 95 C 850 mAh minimum et pas trop de kv

Les GNB 80 C 750 mAh et les 850 95C Tattu R Line sont les lipos qui ont le mieux résisté. Le poids élevé nécessite effectivement un taux de décharge bien costaud. Les moteurs 1407 de 3600 kv sont parfaits, davantage de kv ne seraient pas supporté et la surchauffe apparaitrait probablement.

lien vers le Squirt V2 en France

Les alternatives au squirt : le OWL full TPU ou full carbone

Voici un châssis imprimable très bien pensé et bien plus léger. Son atout : il propose 4 emplacements pour les Gopros session ou 6 / 7. Devant, en dessous à l’avant ou à l’arrière, c’est au choix.

Mini test du OWL TPU

Une fois les quelques heures nécessaires à l’impression des deux parties ( différentes ), le montage est simple et rapide. En 20 ou en 30 mm, le setup est au choix.

Contrairement à mes craintes originelles, le TPU et les 10 entretoises fournissent assez de rigidité pour voler convenablement. Les 220 grammes en ordre de vol et l’absence de ducts rendent les PID faciles à régler. Monter les I ( ou la force de l’antigravity ) aide à locker la machine. Mais comme il s’agit surtout ici de filmer, il ne faut trop forcer afin de garder de la fluidité.

J’ai opté pour un setup un peu osé mais carrément tourné vers le cinématique :

  • 1407 2800 kv 4S
  • Quadripales 3035
  • Mini Yupi
  • ESC 20 A 4 en 1
  • TBS Unify 5 volts
  • EOS2

Comportement en vol

Pas de restrictions avec ce châssis, les splits S , les full throttle et autres acrobaties sont envisageables tant que votre setup est assez puissant. Le mien par exemple ne l’est pas assez pour un split S trop près du sol. Les quadripales réduisent le manque de puissance mais le but était d’obtenir une machine cinématique. Pari gagné puisque les 2800 kv en 4S permettent des mouvements stables et fluides. Ça reste un peu poussif si on ajoute une Gopro mais des moteurs avec plus de kv offriront plus de confort.

Rigide ?

Assez pour voler normalement oui. J’ai fait le test lors d’une journée venteuse et j’ai ressenti le vent lors du pilotage. Rien à voir avec le Squirt qui lui n’aurait pas aussi bien réagi à ces conditions.

TPU ou PETG, vous êtes libre d’imprimer comme bon vous semblera.

Quatre emplacements pour les gopro Session ou 6 / 7

C’est l’attrait principal du OWL, on y fixe une ou deux Gopro là ou on le désire. quatre positions au choix :

Owl version carbone

Apparu dès les années 2016, le OWL est un châssis générique disponible chez de nombreux revendeurs et dans beaucoup de déclinaisons :

chez Flex RC
Chez Helipal

Squirt ou OWL ?

Difficile à dire mais chaque châssis a ses avantages. Le Squirt est lourd cependant il vole très proprement, selon les conditions météo. Le OWL permet davantage de figures mais est-ce vraiment nécessaire pour un cinéwhoop ? Son atout majeur, c’est le quadruple emplacements pour la Gopro. Cela permet beaucoup de plans différents.